Présentation de notre programme à la conférence de l’INOG à San Francisco (2012)

Dans le cadre de notre programme de recherche, nous avons organisé un panel à la 3rd Global Conference on Genocide de l’International Network of Genocide Scholars, intitulée « Genocide: Knowing the Past, Safeguarding the Future », qui s’est tenue à la San Francisco State University (San Francisco, California) du 28 Juin au 1er Juillet 2012, auquel ont participé Elisabeth Anstett, Caroline Fournet, Jon Shute, Michael Salter et Jean-Marc Dreyfus.

Une quarantaine de personnes ont assisté aux présentations et les discussions qui ont suivi ont  été l’occasion d’échanges fructueux. Les questions ont particulièrement pointé le caractère novateur de notre recherche et les difficultés inhérentes au travail sur la matérialité des corps, sachant que les « Genocide Studies » sont aujourd’hui très théorisées. La discussion a aussi porté sur les limites de notre recherche et particulièrement sur le champ juridique. La présentation de Caroline Fournet a été l’objet de questions, qui nous aideront autant à poursuivre notre réflexion.

Le panel a été l’occasion de montrer l’avancée des travaux du projet de recherche. Nombreux ont été les contacts avec les collègues étrangers. Assister aux différents panels de la conférence nous a permis également de constater :
- l’état du champ des « Genocide Studies » au sein duquel la question des cadavres dans les violences de masse et les génocides est encore peu considérée (quelques rares interventions, en dehors de notre panel, ont traité cette question des corps).
- les questions posées dans le champ, en particulier la catégorisation des violences de masse et la définition même des génocides. Ce dernier point semble faire particulièrement problème à certains chercheurs qui questionnent les limites imposées par la définition juridique face à la multiplicité des cas étudiés.
- la faible présence des recherches sur l’Holocauste dans le champ des « Genocide Studies » ; la très faible présence des recherches sur la violence stalinienne dans ce même champ ; l’absence presque complète d’interrogation en criminologie.
- la grande attention portée par nos collègues aux différents tribunaux pénaux internationaux.

Au-delà de contacts nombreux, nous avons particulièrement noué des liens avec trois chercheurs que nous souhaiterions voir se joindre à nos travaux : David Deutsch (Université du Negev, Ben Gourion, Israel) qui travaille sur le rapport au corps des bourreaux de l’Holocauste, Shannon Scully (Strassker Family Centre for Holocaust and Genocide Studies, Clark University, USA) qui étudie le traitement patrimonial des restes humains au Rwanda et Toni Platt (University Berkeley, USA) qui enquête sur les exhumations massives des cimetières amérindiens en Californie.

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